Adhérer ou faire un don

Partenaire de l'AFD

Bannière
English French German Italian Portuguese Russian Spanish
Follow us on Twitter
QU'EST-CE QUE LE DIABETE ? PDF Imprimer Envoyer

On parle de diabète lorsque l’on détecte, par une analyse de sang une hyperglycémie (c'est-à-dire excès de glucose dans le sang) supérieure à 1,26 g/l à jeun et 2g/l à tout moment de la journée, et par la présence d’acétone dans les urines.

On distingue plusieurs types de diabète :

 

Le diabète de type 1

 

Le diabète de type 1, aussi appelé diabète insulinodépendant (DID), ou encore diabète juvénile, maigre ou diabète sucré, est une maladie auto-immune, aboutissant à une destruction totale des cellules bêta des îlots de Langerhans, situées dans le pancréas. Ce sont les cellules chargées du contrôle de la glycémie par la production d’insuline en fonction de la glycémie. L'insuline est une hormone qui permet l'utilisation du glucose ingéré. La destruction de ces cellules qui sécrètent l'insuline a pour conséquence une absence d'insuline dans le sang, et un taux de glucose élevé. Elle s’accompagne d’une production d’urine anormalement élevée (polyurie) et d’une soif intense (polydipsie).

injection-insuline Pour pallier cette absence, les diabétiques de type 1 doivent donc vérifier leur glycémie capillaire plusieurs fois par jour, s'injecter de l'insuline tout au long de leur vie et manger de manière équilibrée.

En l’absence de traitement, le diabète aboutit à un coma hyperglycémique potentiellement létal. Une fois le protocole mis en place, une bonne hygiène de vie et une bonne gestion du protocole permettent de vivre tout à fait normalement.

Une grossesse est un moment particulier de la vie d’une diabétique qui nécessite un suivi au plus près des glycémies depuis le projet de bébé jusqu’à l’accouchement.

 

Le diabète de type 2

antidiabetiques-oraux

 

Le diabète de type 2 ou diabète non insulinodépendant (DNID), ou encore diabète gras, est une maladie métabolique. Il est caractérisé par un problème d’insuffisance ou de déficit dans la sécrétion de l’insuline. Les critères diagnostiques actuels du diabète de type 2 sont une glycémie supérieure à 2 g/l, une glycémie à jeun supérieure à 1,26 g/l, ou une glycémie supérieure à 2 g/l deux heures après ingestion de glucose.

Le diabète de type 2 est traité au départ par un régime alimentaire et par la perte de poids. L'étape suivante, si nécessaire, est un traitement avec des antidiabétiques oraux. Enfin, une insulinothérapie peut s'avérer nécessaire pour maintenir une glycémie normale. La grossesse (et la période d'allaitement) d'une diabétique de type 2 nécessite l'arrêt des Antidiabétiques Oraux (ADO), au profit de l'insulinothérapie.

 

Le diabète gestationnel

 

Le diabète gestationnel représente une résistance à l’insuline qui apparaît au cours de la grossesse chez une femme sans diabète antérieur. Le diabète se définit par une glycémie à jeun supérieure à 1,26 grammes par litre de sang, à deux reprises. Cette insulino-résistance apparaît classiquement entre 24 et 28 SA et correspond à la sécrétion d’hormones par le placenta.

Deux protocoles existent pour dépister le diabète gestationnel :

Le test de O'Sullivan qui consiste à effectuer une glycémie une heure après l'ingestion de 50 g de glucose à jeun. Si la glycémie est inférieure à 1,26 g/l, le test est négatif. Si la glycémie est comprise entre 1,26 et 2 g/l, le test est positif et nécessite une hyperglycémie provoquée orale (HGPO). Pour une glycémie égale ou supérieure à 2 g/l, le diabète gestationnel est avéré.

diabete-gestationnel Le diagnostic par hyperglycémie provoquée orale (HGPO) consiste à ingérer 100 g de glucose, et de mesurer la glycémie toutes les heures de H0 à H3. Les seuils pathologiques sont de >0.95g/l à H0, >1.8g/l à H1, >1.55 à H2, >1.4 à H3. Deux mesures de glycémie égales ou supérieures à ces seuils attestent le diabète gestationnel.

Il faut alors tout mettre en œuvre pour assurer à la maman une glycémie normale et stable, par un régime diététique, la pratique d’une activité sportive et une insulinothérapie si les deux premières mesures ne suffisent pas. Les objectifs glycémiques sont une glycémie à jeun inférieure à 0.95 g/l, et une glycémie post-prandiale inférieure à 1,20 g/l.